23 mars 2009

La programmation : un petit plus

Etre un professionnel de l’information, c’est vague et c’est une expression qui recouvre une bonne cinquantaine de métiers. Mais autant différents que soient ces métiers les uns par rapport aux autres, ils ont en commun le fait de placer l’information au cœur de leurs process et d’en faire une source de valeur première pour l’entreprise.

Un autre élément commun à ces métiers est l’informatique. Certes, l’informatique a envahi presque tous les pans de l’activité économique, mais pour nos métiers, elle a constitué (et constitue encore) une véritable révolution et même parfois une remise en cause.

C’est en partie à cause de cela, et sans doute aussi à cause de nos propres difficultés à faire comprendre notre activité, que de nombreuses entreprises et dirigeants confondent professionnels de l’information et professionnels de l’informatique.

De la petite annonce pour recruter un ingénieur informatique pour mettre en place et gérer une base de données iconographique à l’offre de stage pour mettre en place un environnement information X destiné à des étudiants en sciences de l’information (et ce sont des exemples authentiques), on est bien loin d’une juste reconnaissance des compétences de chacun.

Alors on fait comment ?

Le premier point est de faire clairement comprendre que professionnel de l’information n’est pas synonyme d’informaticien, de webmaster ou de programmeur.

Mais ! (et c’est un mais de taille) Des bases en programmation, une bonne connaissance en informatique générale, une sensibilité aux contraintes technologiques et une maîtrise du vocabulaire sont des plus indéniables dans un profil de spécialiste de l’information, de la connaissance et/ou des contenus.

Pourquoi ? 

Tout d’abord parce qu’on en devient un interlocuteur privilégié avec les informaticiens. « Toi tu comprends ce qu’ils racontent, vas y explique-leur ». Là encore, c’est du vécu, et le témoignage de nombreuses personnes.

Ensuite, parce qu’on en devient autonome, que ce soit pour évaluer ce que vaut un outil qu’on nous propose, ou pour déterminer si on se moque carrément de nous en nous informant gentiment qu’il faudra 12jours/homme pour paramétrer telle application ou développer tel programme alors qu’on sait parfaitement qu’en 3 jours c’est plié ! On sera content de ne pas alourdir notre ligne budgétaire pour rien ou notre boss le sera.

Et enfin parce qu’on peut faire nous-mêmes quelques petites choses et bien plus encore. Je m’explique : on travaille sur tel progiciel, on veut développer telle fonctionnalité, améliorer tel processus, reparamétrer telle application.

Avec quelques bases solides on peut parfois gagner beaucoup de temps et obtenir le résultat que nous souhaitions sans perdre des heures en discours de sourds avec tel service certes compétent en informatique, mais qui n’y comprend goutte à nos besoins. Et on peut aussi s’ouvrir avec beaucoup moins de complexes aux solutions open sources, souvent très abouties, bien utiles et très compétitives, mais qui nous laissent frileux (« et si jamais on a un souci, sans maintenance, personne ne saura débugger ce truc ! »).

Alors…

Alors on en revient toujours au même point. Faire comprendre les limites de ses compétences, mais faire valoir ses capacités à approfondir les-dites compétences.

Expliquer à son boss qu’avec un peu de temps pour l’auto-formation ou avec quelques jours par ans de formations on peut clairement apporter un plus à notre activité, c’est s’ouvrir soi-même à un profil plus riche, plus compétitif et ajouter des arguments de poids pour se faire recruter, avoir une promotion, une augmentation,…

et c’est un moyen de faire reconnaître l’utilité et la pertinence de nos métiers… vaste tâche.


Commentaires sur La programmation : un petit plus

    pas webmaster, pas webmaster.... ça dépend pour qui
    mais oui, sur le fond de l'article j'adhère totalement!

    Posté par Guildeluec, 23 mars 2009 à 13:18 | | Répondre
  • J'avoue, j'admets... webmaster c'est une profession un peu à part, mais à la fois c'est la parfaite illustration de ce que je dis :
    On peut tous faire un site internet. Mais pour faire un site propre, pérenne et qui ne bug pas, le mieux est encore d'être un professionnel de l'information et des contenus, tout en ayant quelques solides bases en xhtml, en php, en mysql voire en xml... CQFD

    Posté par Mochio, 24 mars 2009 à 16:55 | | Répondre
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