16 mars 2009

Le livre électronique ... quelle solution ? (suite et fin)

Mais je veux encore mes livres papiers moi !!

Alors oui, le livre électronique séduit et attire, présente de nombreux avantages… mais je veux garder le papier !! Et je ne dois pas être la seule. Pelotonnée dans un fauteuil confortable avec un livre dans la main, un peu de musique en fond, l’odeur du papier et de l’encre, la pliure de la couverture qu’on a ouverte plusieurs fois, les pages un peu cornées et les restes de sables des x lectures et lecteurs précédents… ça a son charme… avec un appareil de plastique, c’est tout de suite beaucoup moins attirant comme image…

De la même façon, on aime tous conseiller et prêter un ouvrage qui nous a plu, ému, touché… « Tiens je te le passe, lis le, il est vraiment génial » c’est quand même plus personnel que « Je te grave un cd/te passe ma clé usb/te mets sur mon ftp le fichier du dernier bouquin de x, il était super » … je ne suis pas convaincue…

Et puis TOUS les livres ne se prêtent pas au format électronique. Quid des beaux livres ? Des livres pour enfants ? Des BD (bon, là, d’accord, le sujet porte à débat, les bd sont déjà disponibles numériquement pour certaine et ça s’y prête… mais pour moi, c’est une hérésie…) ?

Alors on fait comment ?

Et puis, pour ne pas les aider, il y a encore tous les problèmes légaux pour mettre des bâtons dans les roues du livre électronique.

En France, nous avons l’immense chance d’avoir la loi sur le prix unique du livre. Quel que soit l’endroit où vous acheter votre livre, à édition égale, prix égal, et en plus la TVA qui y est appliquée n’est qu’à 5,5%. Mais le livre électronique n’est pas reconnu comme un « vrai » livre.

Alors pour ce que ça vaut, et en attendant d’être fixés, je propose ma solution à moi…

- Le livre électronique est un vrai livre. La TVA à 5,5% s’y applique donc comme pour les versions papiers.

- Les éditeurs et libraires arrêtent de vendre leurs versions numériques au prix du papier (je veux bien qu’il y ait une part de rémunération pour les auteurs et pour les différents intermédiaires… mais quand même… une fois les prix d’impression déduits on devrait voir une différence !!)

- Les éditeurs en profitent pour améliorer leurs processus d’édition en produisant une version numérique en même temps que l’ouvrage papier, pour gagner du temps et de l’argant… parce qu’on est peu nombreux à le savoir, mais les éditeurs ne disposent pas d’un fichier électronique, même pas de sauvegarde, sur leurs parutions… et bien souvent, pour sortir une version numériques, ils scannent leur propre livre papier… si si…

- Pour les irréductibles du papier, séduits par le numérique, les vendeurs nous proposent des « packs » : avec le livre papier, le fichier numérique à moitié prix (voire offert)… le secteur de la musique propose bien ce système avec les cd pour contourner le piratage, pourquoi pas l’édition ?

Et voilà, après ça, il ne reste plus qu’à donner du temps au temps…

La TVA sur les fichiers est de 19,6% et nos législateurs sont bien en peine de définir de nouveaux standards d’évaluation d’une version/édition d’un livre électronique. Mais ils essaient (la rapport Patino de juin 2008, notamment, propose une analyse et toute une série de mesure pour faire évoluer en douceur l’édition en France, afin d’y inclure le livre électronique).

Posté par Mochio à 12:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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